Where I jot down quotations for future reference

‘Tis been a bountiful week for new favourite quotations:

“To live in the world of creation–to get into it and stay in it–to frequent it and haunt it–to think intensely and fruitfully–to woo combinations and inspirations into being by a depth and continuity of attention and meditation–this is the only thing.” – Henry James, found through Wallace Stevens who definitely lived “in it”.

 

“People are curious. A few people are. They will be driven to find things out, even trivial things. They will put things together, knowing all along that they may be mistaken. You see them going around with notebooks, scraping the dirt off gravestones, reading microfilm, just in the hope of seeing this trickle in time, making a connection, rescuing one thing from the rubbish.”- Alice Munro, sent by a friend – which was eerie because I was doing a bit of planning for an upcoming trip – noting down which microfilms to go through and locating a grave I want to see.

“Chaque jour a son poison et pour qui sait voir, son antidote.”

Dans votre précédent livre vous écrivez : “Chaque jour a son poison et pour qui sait voir, son antidote.” Quel est l’antidote au poison des jours ordinaires et comment apprendre à le voir ? Car là est le vrai problème : comment reconnaître le miracle lorsqu’il arrive.

Quand le miracle arrive, vous le savez. Si vous me demandez quels sont les vrais trésors aujourd’hui, à l’heure qu’il est, à cette époque de ma vie, je répondrais : la patience et l’humeur bonne. Oui : une bonne humeur. J’ai entendu, il n’y a pas longtemps, un plâtrier siffler, mais – comment dire…? – il avait mille rossignols dans sa poitrine, il était dans une pièce vide, il enlevait un vieux papier peint, il était seul depuis des heures à cette tâche et il sifflait. Et cette image m’a réjoui et j’ai eu comme l’intuition que cette humeur-là rinçait la vie, la lavait, comme si cette gaieté de l’artisan réveillait jusqu’à la dernière et la plus lointaine étoile dans le ciel. Ça, vous voyez, ce sont des riens, des moins que rien, des micro-événements, des choses minuscules, mais ce sont ces événements qui fracturent la vie, qui la rouvrent, qui l’aident à respirer à nouveau. Lorsque de tels événements adviennent, croyez-moi, vous le savez. Vous le savez parce qu’une sorte de gaieté vous vient. C’est sans valeur marchande, la gaieté, sans raison, sans explication ! Mais c’est comme si, tout d’un coup, la vie elle-même passait à votre fenêtre avec une couronne de lumière un peu de travers sur la tête.

Christian Bobin interviewed by L’Express.

Henry VIII’s French.

“Helas madam cel qe je metant,
soffre qe soie voutre humble svant;
ie seray a tousiours e tant que ie
vivray alt n’airay qe vous.

 

We gather from Henry’s spelling of French that he had learnt the language chiefly by ear.”

Kathleen Lambley, The Teaching and Cultivation of the French Language in England during Tudor and Stuart Times, 1920

Worlds in your Mind

“For God hath made you able to create worlds in your own mind which are more precious unto Him than those which He created;”
Thomas Traherne, Centuries of Meditations, II.90

quoted in Second World and Green World: Studies in Renaissance Fiction-Making as being Harry Berger’s words of choice to illustrate the Renaissance’s attitude of questioning knowledge and faith to make room for interpretation.